1. Marcel, quel type de motard êtes-vous, que recherchez-vous à moto ?
Je suis motard depuis plusieurs années, mais au fond, je crois que je roule surtout pour ressentir. Le vent, les odeurs, les variations de lumière…
La moto, c’est ce qui me rapproche le plus d’une forme de liberté pure. Alors forcément, l’idée de partir loin, très loin, s’est imposée comme une évidence.

2. Quand vous avez découvert ce voyage “Au pays des gauchos”, qu’est-ce qui vous a donné envie de partir ?
Quand j’ai découvert ce voyage “Au pays des gauchos”, ce n’est pas la raison qui a parlé en premier. Ce sont des images. Des étendues infinies, des pistes perdues, des montagnes immenses.
Quelque chose d’instinctif. J’ai su que je voulais y être.
3. Ce voyage a-t-il répondu à vos attentes, était-il conforme à ce que vous imaginiez ?
Avant ça, dans mon imaginaire, ce type de voyage était associé aux grandes routes américaines, à une certaine idée de la moto presque cinématographique.
Mais ici, c’était différent. Plus brut, plus vrai. Moins de décor, plus de nature. Moins de confort, plus de sensations. Une sorte de « Raw Power » à la Iggy et c’est exactement ce que je cherchais.

4. Ce voyage est-il un long fleuve tranquille ?
Certaines étapes étaient exigeantes : altitude, froid, vent parfois très fort. Il faut être honnête, ce n’est pas une balade tranquille tous les jours. Mais tout est bien pensé. On apprend à s’écouter, à gérer son rythme, à rester concentré. Et surtout, nous sommes encadrés. Les briefings, l’accompagnement, la logistique permettent de profiter sans se mettre en danger.
5. Quelle a été votre première surprise ?
Le désert d’Atacama. Là, on change carrément de monde. Les couleurs, le silence, la lumière… tout paraît irréel. Le mot “immensité” prend vraiment tout son sens. Je l’ai ressenti pour la première fois, quand les paysages se sont ouverts à perte de vue. Mais le moment le plus marquant, c’est quand on roule pendant des dizaines de kilomètres sans croiser âme qui vive. Juste la route, ce ciel d’un bleu déshydraté, et soi-même. On se sent presque étranger à la Terre. Et au milieu de ça, cette main géante, la Mano Del Desierto. La voir surgir au milieu de nulle part, c’est assez saisissant. On ne s’y attend pas, et pourtant elle semble parfaitement à sa place. Je suis resté quelques instants sans parler. Comme si ce lieu demandait du silence.

6. Et cette traversée de la Cordillère des Andes, comment l’avez-vous vécue ?
Le passage de la cordillère des Andes est sans doute l’un des moments les plus forts du voyage. Monter à presque 4900 mètres en moto, c’est une expérience unique.
Sentir l’air se raréfier, voir les paysages se transformer, les Salars aux pieds des volcans… c’est à la fois impressionnant et profondément émouvant.

7. Avez-vous ressenti une différence entre le Chili et l’Argentine ?
Il y a effectivement une différence entre le Chili et l’Argentine. Les paysages changent, l’ambiance aussi.
Le passage de frontière est bien organisé, accompagné par l’équipe, ce qui le rend simple malgré l’isolement des lieux.
8. Avez-vous un souvenir particulier sur la Ruta 40 ?
Sur la mythique Ruta 40, il y a un moment où l’on réalise qu’il n’y a plus rien autour. Aucun repère, juste cette ligne qui file à l’infini. C’est presque méditatif. On se sent libre, vraiment libre, et aussi profondément connecté à l’instant.

9. Le circuit demande 17 jours de vie en groupe, comment l’avez-vous vécu ?
En 17 jours, il se passe quelque chose. Le groupe devient une petite famille de route. On part avec des inconnus, et on revient avec des compagnons de route. L’entraide, les discussions le soir, les moments de fatigue ou d’émerveillement partagés… tout cela crée des liens forts. Certaines étapes étaient exigeantes : altitude, longues distances, vent parfois très fort. Il faut être honnête, ce n’est pas une balade tranquille tous les jours. Mais tout est bien pensé. On apprend à s’écouter, à gérer son rythme, à rester concentré. Et surtout, on est encadré. Les briefings, l’accompagnement, la logistique permettent de profiter sans se mettre en danger. Les guides, sont un repère. Une présence rassurante dans cet environnement parfois exigeant. Mais au-delà de ça, ils transmettent une manière de vivre le voyage, une sérénité, une confiance.

10. Aviez-vous conscience de vivre une expérience unique ?
Le moment où je me suis dit “là, j’ai fait quelque chose de rare”, c’est le dernier jour au moment de rendre la moto, je me suis allongé sur le trottoir et j’ai laissé l’émotion m’envahir !
11. Comment avez-vous géré votre retour ?
En rentrant, il y a forcément un petit choc. On quitte ces grands espaces pour revenir à un quotidien plus structuré. Mais il reste quelque chose : une sensation de liberté, et l’envie de repartir.
12. Pour conclure, si vous deviez résumer en un mot ce voyage à vos amis ?
Si je devais résumer ce voyage, je dirais simplement :
ce n’est pas seulement un endroit que l’on traverse… c’est quelque chose que l’on ressent profondément, et qui reste en soi.

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