
Lionel, Road Captain en Nouvelle-Zélande, prêt pour le top départ !
Merci d’avoir accepté cette interview ! Comment la moto est-elle entrée dans vos vies ?
Le fils : Je m’appelle Lionel et je viens tout juste d’avoir 35 ans. J’ai mon permis moto depuis mes 16 ans mais je chevauchais une bécane bien avant cet âge. En effet, j’ai eu la chance de pouvoir faire mes gammes sur des terrains privés au guidon de motocross. Cette passion pour les deux roues m’a été transmise par mon père. J’ai commencé par conduire officiellement une 50cm3 pendant 2 ans afin d’avoir une expérience de conduite sur route. Ensuite, j’ai enchaîné dès mes 18 ans, pendant presque 10 ans, au guidon de la moto qui me faisait rêver depuis tout jeune. Une magnifique Kawasaki Ninja avec laquelle j’ai voyagé à travers l’Europe. Et depuis 2018 me voilà l’heureux propriétaire d’une BMW S1000XR. Dès lors, j’essaie d’organiser chaque année une virée en moto entre mon père et moi sur les routes suisses ou européennes.
Le père : Didier est mon prénom, 64 ans est l’âge de mes artères et du reste… Je pratique la moto depuis l’âge de 18 ans. Si au début la moto était un moyen de locomotion, très vite c’est devenu un engin d’évasion et de découvertes. Je ne compte plus les nombreux périples réalisés en plus de 45 ans de pérégrinations motocyclistes tant en Suisse que dans les régions limitrophes, à savoir : Sud de l’Allemagne, Tyrol autrichien et italien, Lombardie, Piémont, Vénétie, énormément de régions en France (hormis les Ch’tis… un jour viendra). Je suis adepte des Bavaroises depuis plus de quarante ans. Ma 1ère expérience sur une selle yankee remonte à 2015 lors du circuit en Australie « Queensland Paradise ». Expérience doublée en 2017 avec le voyage « Bienvenue au Québec ». On dit : “Jamais deux sans trois…”. L’Expérience Maorie était ma troisième fois avec West Forever, et toujours avec mon fils !

Une très belle photo souvenir !
Ce circuit en Nouvelle-Zélande s’appelle “L’Expérience Maorie”, est-ce que c’est vraiment ce que vous avez vécu, une expérience plutôt qu’un simple voyage ?
Didier : Sans vouloir jouer sur les mots, le voyage n’est pas simple, de par sa durée (vols et escale), mais cela en valait très largement la peine.
Lionel : Ce fut plus qu’un simple voyage. Une expérience immersive je dirais même. Entre les paysages, les odeurs et tant d’autres choses qui nous transportent au coeur de la Nouvelle-Zélande. Des souvenirs gravés dans la tête pour le restant de ma vie.
21 jours, deux îles, deux motos, père et fils. Comment on prépare un tel projet ensemble ?
Didier : D’habitude c’est Lionel qui planifie nos road trips sur deux roues. Après le circuit au Québec, il était clair que l’on se remettrai en selle avec West Forever. C’est Lionel qui m’a suggéré la Nouvelle-Zélande dont le circuit voyait le jour pour la 1ère fois. Malheureusement, la Covid 19 a fait son entrée en scène, reportant notre projet à des jours meilleurs. La situation sanitaire revenue à la normale, des aléas professionnels ont prolongé encore notre attente. Quelques jours avant Noël en 2024, nous retournions nos devis signés. L’aventure était réservée !

Un circuit West Forever, c’est avant tout de belles rencontres !
Comment avez-vous géré la fatigue liée au voyage ? D’abord le vol et ensuite, 21 jours de roadtrip !
Didier : Nous avons eu de la chance, avec la réservation de vols spécifiques (Genève/Dubaï) qui était très peu fréquenté nous permettant d’avoir énormément de place dans l’avion. Sur une durée de 7 heures de vol, nous avons profité un maximum de la position allongée. Le vol suivant jusqu’à Auckland, a duré 17h. Arrivée à Auckland en fin de matinée, transfert à l’hôtel, verre de bienvenue pour faire connaissance avec les autres participants, on tient le coup. C’est lors du dîner que la fatigue nous assaille.
Lionel : La première nuit a suffi à récupérer du décalage horaire et le reste du voyage n’a pas posé de problème. Une fois de retour à Genève, il m’a quand même fallu une petite semaine pour reprendre un rythme de vie “normal”.
Vous avez roulé en Harley-Davidson en Nouvelle-Zélande, à gauche, sur des routes que vous ne connaissiez pas. Comment on apprivoise ça les premiers kilomètres ?
Didier : J’avais déjà roulé à gauche en Australie. De plus, de 1992 à 2022, j’ai été motard sur des courses cyclistes classées UCI – World Tour. Une quinzaine d’années comme motard voltigeur “drapeau jaune”, puis pilote de commissaire de course et les dix dernières années, moto info-chrono. Or la particularité des courses cyclistes sous l’égide de l’UCI, c’est que tous les motards de l’échelon course doivent circuler sur la partie gauche de la chaussée, la partie droite étant réservée aux voitures de l’échelon course. Par conséquent, les premiers kilomètres de conduite à gauche ont été relativement aisés. Le plus particulier c’est les giratoires. Personnellement, entrer à gauche et tourner dans le sens inverse à notre habitude était quelque peu déstabilisant et m’a demandé un poil de concentration. Après chaque arrêt (essence, pause, etc.), ne pas oublier de repartir à gauche dans le bon sens de circulation. C’est en tant que piéton que je me suis fait le plus avoir. Avant de traverser, j’ai pratiquement chaque fois regardé du mauvais côté en premier.

Père et fils sur la route, ensemble dans la même direction !
Hobbiton, le village du Seigneur des Anneaux, c’était un incontournable pour vous ou plutôt pour votre père ?
Lionel : En tant qu’amateur de l’univers du Seigneur des Anneaux, il est vrai que je me faisais une joie de découvrir cet endroit. Ce fut aussi une raison de plus de choisir la Nouvelle-Zélande comme destination. Et je peux affirmer que ça en valait la peine. Même si mon père n’a jamais vu les films, je peux vous dire qu’il a aussi apprécié cette expérience. C’est quelque chose de grandiose qu’il faut absolument faire si l’opportunité se présente !
On parle souvent de la Nouvelle-Zélande comme d’un pays de contrastes entre le Nord et le Sud. Quelle était pour vous la différence la plus frappante ?
Lionel : Pour moi, la plus grande différence entre les deux îles est “l’état sauvage” de l’île du Sud. Bien que les deux îles soient très axées sur la nature, je trouve que l’île du Sud l’est vraiment plus. Je me souviens d’une étape où l’on n’a pas traversé une seule ville ou village de la journée, juste notre moto et la forêt primaire. Une journée qui fut vraiment mémorable.
Quelle activité vous a le plus marqué ?
Didier : Malheureusement, nous n’avons pas pu effectuer le survol du glacier Franz Joseph pour des raisons météorologiques. Il faut savoir que ce site se trouve dans une des régions les plus pluvieuse au monde. En effet, si annuellement Londres reçoit 611 mm de précipitations, la région Franz Joseph en reçoit 5100 mm. La rencontre avec les baleines à Kaikoura était tout simplement fantastique. J’ai déjà eu l’occasion de vivre cette expérience au Québec (Percé et Tadoussac) mais j’étais resté sur ma faim. Là, c’était juste mémorable. Conditions météo au top. Une multitude de baleines observées et, clou du “spectacle”, une baleine à bosse qui a “joué” avec notre catamaran en plongeant à bâbord et en refaisant surface à tribord, juste dans l’œil de mon objectif.

Une baleine observée en catamaran dans l’objectif de Didier
Si vous deviez choisir une image, un son, une odeur qui résume ce voyage ?
Didier : Les plus belles images ne sont pas forcément celles qui sont sur un disque dur mais celles qui sont gravées dans ma mémoire. Plus particulièrement, certains paysages de l’île du nord qui nous ont vu défiler sur nos montures d’acier. Dans mes souvenirs, il y a un son plus puissant que mon V-Twin yankee et qui vous prend aux tripes, le haka ! Odeurs diverses et variées sur plus de 3600 kilomètres, mais les fragrances humées dans les Alpes du Sud m’ont rappelé “nos” Alpes et Pyrénées.
Quel est LE moment que vous évoquerez encore dans 20 ans ?
Didier : En nous rendant à la traditionnelle soirée maorie, Lionel a été désigné chef de notre clan (environ 50 personnes). A l’entrée du village, il a été présenté, comme tel, au chef de tribu. Après le hongi, le chef lui a remis une feuille de fougère, symbole de force et de résistance. Moment solennel et chargé en émotions.
Lionel : Malgré tous les souvenirs de ce voyage, je pense que LE moment qu’on évoquera dans 20 ans sera la rencontre avec les Maoris. Un moment hors du temps où l’on a eu la chance de découvrir cette culture. Les mots ne sont pas assez forts pour décrire cette expérience. Il faut la vivre pour la comprendre.

Le Hongi, ce rituel ancestral, où deux personnes pressent leurs nez et fronts ensemble, incarne une riche symbolique culturelle et spirituelle
Et le prochain voyage sera… ?
Notre prochain périple avec West Forever sera, très probablement, le Grand Trek Sud Africain.
Vous avez envie d’en savoir plus sur ce voyage en Nouvelle-Zélande ? Recevez la fiche informative de ce voyage en nous laissant vos coordonnées :
Aucun champ trouvé.




03 88 68 89 00
