Malgré les kilomètres. Malgré la chaleur. Malgré les épreuves
300 guerriers. 300 Spartiates du guidon ont répondu à l’appel des 30 ans de West Forever. Aucun ne s’est dérobé. Aucun n’a demandé quartier.
Le samedi, les troupes ont été envoyées en reconnaissance dans les Vosges. Rallye touristique, progression en terrain vallonné, halte stratégique autour d’un déjeuner champêtre et musical, puis conquête des villages d’Alsace et de sa mythique Route des Vins.
De retour au château, les combats se sont poursuivis. Ravitaillement liquide, offensive musicale au piano ponctuée de récits sur chaque morceau, épreuve du Bar à Vinyles où chacun dut retrouver les hymnes sacrés de son enfance.
Puis, en plein cœur du dîner, éclata l’affrontement le plus féroce de la journée. Depuis le matin, chaque combattant recevait, au fil des étapes, des cartes destinées à constituer une main de poker. Lorsque sonna l’heure du verdict, les négociations cessèrent immédiatement. Les regards se durcirent. Les mains se révélèrent. Et, contre toute probabilité mais sans la moindre triche (cela va de soi) surgirent trois quintes flush, une avalanche de carrés d’As, de Rois, et autres combinaisons aussi improbables que glorieuses. Les historiens militaires cherchent encore une explication statistique à cet événement.
Le calme ne refit surface qu’avec l’interminable allocution du Général … pardon, du Patron. Les plus solides tinrent la ligne. Les autres firent semblant.
La nuit fut livrée aux assauts d’un groupe de rock totalement déchaîné, avant que le DJ ne prenne le commandement jusqu’aux premières lueurs de l’aube.
Mais la campagne n’était pas terminée.
Le dimanche, refusant toute idée de repli, les Spartiates lancèrent une opération d’encerclement contre une paisible guinguette, coupable d’être beaucoup trop tranquille. Avec le renfort du troubadour de guerre Will Barber, le lieu fut rapidement converti en bastion du rock, sans qu’aucune résistance notable ne soit signalée.
Mission accomplie.
Les survivants ont regagné leurs foyers, les cœurs légers, les souvenirs plein les sacoches et une seule certitude : la prochaine mobilisation ne se fera pas sans eux !
THIS IS WEST FOREVER !