Voilà c’est fini, dirait Jean Louis Aubert. Le 115ème anniversaire Harley-Davidson à Milwaukee s’est parfaitement déroulé, dans une ambiance festive et bon enfant comme les Américains savent si bien le faire. Pas de grand concert cette année (les Rolling Stones étaient à Prague), mais une multitude de scènes réparties dans toute la ville. L’ambiance était donc aux « Street Parties » et c’était assez réussi. Pour ma part, l’intérêt majeur de cette édition, je l’ai trouvé dans les nombreuses courses qui ont été organisées et auxquelles nous pouvions assister, parfois même participer.

 

Ainsi, les « run » en ligne droite en « un contre un » étaient ouverts à tous et le concours de maniabilité (passage entre une multitude de plots) accessible aux membres du HOG. Civils et policiers américains pouvaient ainsi se jauger. Bon, autant le dire tout de suite, à la fin, le meilleur des meilleurs est ……. un policier. Mesdames, sachez néanmoins que le 4ème meilleur temps des civils (sur 130 participants) a été réalisé par une femme – eh oui – au guidon de sa Road King. Que les machos n’essaient même pas, cette dernière était jeune, mignonne comme tout et pas bien lourde. Adresse et équilibre n’ont rien à voir avec la force !

 

Plus difficile encore et pas accessible du tout, les courses de Flat Track en indoor, les « Beach Brawl », ce sont des courses sur la plage dans le sable, et le « Hill Climbing » c’est-à-dire une montée impossible tant la pente est raide, auront impressionné tout le monde. Là encore, c’était décontracté, joyeux et amical.

 

Alors, si vous ajoutez à cela, une météo favorable et trois journées consacrées à la découverte de Chicago (probablement les plus beaux buildings des USA), vous avez, au final, une bien belle Bike Week de Milwaukee ?

 

 

Sans transition, seriez-vous devenus invivables ?

C’est ce que semble penser une directrice de plusieurs hôtels dans le Val de Loire, qui s’est fendue il y a peu d’une longue diatribe sur Facebook. Vu que son « post » a été « liké » plus de 10.000 fois et qu’il affiche 12.500 partages, mon petit doigt me dit que d’autres hôteliers doivent partager son point de vue !

 

Elle déclare ainsi : « Je remarque que l’Homme est, ou est devenu un assisté, qu’il se croit supérieur aux autres à partir du moment où il paye. Mais le pire, c’est qu’il se permet de se plaindre de tout et de rien, qu’il faut tout lui faire, voire lui montrer » … « je vous dis simplement que vous êtes invivables car vous n’êtes pas du tout conscients que vos propos, surdimensionnés, vos insultes, vos critiques non-fondées, ou inventées …nuisent à beaucoup d’idiots ou d’idiotes, comme moi, qui essayons de vous satisfaire avec les moyens que nous avons ».

 

A ce stade de votre lecture, vous vous demandez immanquablement si le fait que je relaie cette histoire auprès de vous, n’est pas un moyen détourné de me « plaindre » des clients West Forever !?

 

Heureux homme que je suis, la réponse est clairement non. Nous bénéficions chez West Forever d’une clientèle souvent passionnée et très majoritairement satisfaite. Les retours nombreux sur notre travail le confirment.

 

Pour autant, je trouve que ce « coup de gueule » a l’intérêt de reposer la question de ce qu’est un voyage, de ce qu’il peut nous offrir, et donc de pourquoi vous l’entreprenez. Quitter son environnement et son intérieur, c’est par définition accepter d’en découvrir un nouveau, différent. Et différent ne veut pas dire « différent selon les critères personnels de chacun ». Ainsi, si vous deviez juger de la qualité d’un hôtel américain, sachez que la vue depuis sa chambre, le bruit de la climatisation ou l’équipement de la salle de bain ne sont pas des critères importants. Alors que la taille de la chambre et du lit, l’accès facile et la mise à disposition d’un distributeur de glaçons le sont.

 

Le plus notable est que la tendance du tourisme va vers le regroupement d’acteurs et une standardisation de la prestation. Et ce, quel que soit les arguments marketing mis en avant. L’ultra personnalisation elle, est un segment de marché qui devient, année après année, de plus en plus cher, au point de sortir des capacités financières de la très grande majorité d’entre nous. Alors ?

 

Alors, nous en revenons au « verre à moitié plein et à moitié vide ». Et, sauf défaillances de notre part, car il ne s’agit pas ici de nier leurs existences, c’est bien vous qui déciderez si vous allez passer de bonnes vacances.  Mon conseil aux voyageurs que vous êtes est donc : n’imaginez pas votre voyage avant de partir. Réjouissez-vous, renseignez-vous, lisez beaucoup, etc. mais ne vous projetez pas dans ce que sera votre voyage, car cette image mentale ne sera jamais la réalité. Soyez ouvert à tout, acceptez le différent et surtout l’idée que les critères de goûts sont subjectifs, que la culture, notre culture, nous influence dans tous nos jugements. A l’étranger, cette culture n’existe pas. Concentrez votre attention sur ce que vous aimez (et pas l’inverse), il y en aura c’est certain, et ne perdez jamais de vue l’essentiel. Avec cette recette, toutes les régions de France et tous les pays du Monde méritent votre attention. Pour ma part j’ai bien l’intention de tous les faire ?

 

En attendant que nos routes se croisent, à Hardelot, Porte de Versailles à Paris ou lors d’une soirée d’information, je vous souhaite la plus belle des reprises.