Vincent, comment décrirais tu la Nouvelle-Zélande à quelqu’un qui ne la connaît pas encore ?
La Nouvelle-Zélande est une terre préservée, encore sauvage dans bien des aspects. C’est un pays qui a su avancer dans la modernité tout en restant fidèle à ses origines. La culture maorie y est très présente et respectée, et les gens sont d’une gentillesse rare. Ici, pas de violence, pas de conflits inutiles. Ce qui m’a surpris, c’est la diversité des paysages : des montagnes et glaciers aux plages somptueuses, en passant par des plaines verdoyantes. Et surtout, cette incroyable forêt primaire, la Rain Forest… mystérieuse, dense, remplie de vie. On y croise même des mammifères marins comme des baleines, des dauphins ou des otaries.

As-tu une région ou un lieu favori en Nouvelle-Zélande ?
Difficile de choisir ! Mais j’avoue aimer cette sensation de solitude, de se sentir seul au monde… Et en Nouvelle-Zélande, c’est encore possible. Quand on pense que 76 % des 5,35 millions d’habitants vivent sur l’île du Nord, alors que l’île du Sud est plus vaste, on comprend vite que l’aventure est au coin de la route. L’île du Nord, elle, est riche de musées, de culture, de rugby, et bien sûr des ports animés comme Wellington ou Auckland.

Parle nous du parc des glaciers, tu sembles très attaché à cette région…
Absolument. C’est une région que j’adore pour ses forêts sauvages, sa brume presque magique qui reste accrochée à la côte ouest avant la chaîne alpine. Elle crée une atmosphère de mystère unique. Cette forêt primaire, je la décrirais comme une forêt enchantée. On y accède par des chemins souvent très isolés, presque secrets… C’est une vraie immersion dans la nature brute.

Selon toi, qu’est-ce qui rend la Nouvelle-Zélande unique ?
C’est un pays qui cumule à lui seul les paysages de plusieurs autres : un peu des Alpes, un peu de l’Écosse, un soupçon de Norvège et des plages paradisiaques. Ce mélange a forgé l’âme des Néo-Zélandais, profondément liés à la nature et à leur culture maorie. Et puis, leur bonté, leur accueil, c’est quelque chose de précieux.

Qu’est-ce qui rend un road trip là-bas si spécial ?
Les routes ! Elles sont le lien entre les grandes villes, mais elles sont bien plus que ça. Les Néo-Zélandais prennent souvent l’avion pour aller vite, mais en moto ou en voiture, on profite vraiment des panoramas multicolores. Ce n’est pas un hasard si la Nouvelle-Zélande est un lieu de tournage très prisé. Chaque virage est un décor de cinéma.

S’il fallait recommander une ville pour le sport et la nature ?
Queenstown, sans hésiter. C’est une ville pleine d’énergie. Il y a toujours quelque chose à faire : sport, balade, découverte ou même simplement farniente au bord du lac. C’est un excellent point de départ pour des aventures inoubliables.

Et Wellington, la capitale ?
J’ai adoré Wellington. C’est une capitale à taille humaine, qu’on peut parcourir à pied. Il y a des parcs, des musées, des lieux d’art, mais aussi une vraie ambiance festive dans les rues. C’est une ville créative, vibrante. Et on y mange très bien, ce qui ne gâche rien !

Tu es amateur de rugby ?
-rires- Bien sûr ! J’ai eu la chance de visiter le musée des All Blacks. Pour un fan, c’est un vrai pèlerinage. Et vous savez quoi ? Ils ont vraiment du respect pour notre équipe. Ils m’ont dit que lors de leur dernière défaite contre la France, ils avaient simplement reconnu qu’on était plus forts ce jour-là. Esprit sportif jusqu’au bout.

Un dernier mot, un conseil pour ceux qui hésitent encore ?
Si vous trouvez l’hiver en France trop gris et que vous rêvez de soleil et d’évasion, foncez en Nouvelle-Zélande. Surtout à moto : c’est le meilleur moyen de découvrir cette terre magique, au rythme des paysages et des rencontres.