1. Avant ce voyage sur la route du blues, aviez-vous déjà fait un voyage à moto en tant que passagère ?
C’était mon deuxième voyage à moto en tant que passagère (après le Grand Ouest Américain). La Pacific Coast, je l’avais faite en Mustang cabriolet : une autre expérience, tout aussi sympa !

2. Concrètement, quelle est une journée type pour une passagère à moto sur la Route du Blues ?
Avant de partir, la passagère est très occupée : elle prépare les petits sacs pour la journée, les gourdes fraîches, les petits encas, les casquettes…
Elle s’assure de ne rien oublier : les vêtements de pluie, que les appareils photo et les téléphones soient bien chargés, et installe chaque matin la bonne feuille de route sur le réservoir de la moto.
Une passagère est indispensable ! – Rires
Elle aide aussi à faire certaines manœuvres lors des arrêts moins faciles, en tirant ou en poussant la moto.
Elle filme et prend beaucoup de photos car elle est libre de ses mouvements : on compte sur elle pour les souvenirs aussi.

3. Qu’est-ce que vous avez vu ou ressenti que vous n’auriez probablement pas vécu en voiture ou en bus ?
La sensation de liberté, l’air sur le visage, la chaleur du moteur sur les jambes, les vibrations de la moto, le soleil qui chauffe, la pluie qui fouette le visage…
Une impression d’être seule au monde ! Et un vrai sentiment de fierté…
4. La Nouvelle-Orléans, Memphis, Chicago… Quel endroit du voyage vous a le plus marquée, et pourquoi ?
Je n’ai pas un endroit qui m’a moins marquée qu’un autre, au contraire : tout était bien, et tout était différent à chaque étape.
Les paysages, les maisons, les villages, les décors…
Passer des riches et belles grandes maisons à la pauvreté des bidonvilles et des maisons envolées ne laisse pas indifférent.
Il y avait aussi tous ces néons, ces lumières, la vie du soir dans les grandes villes.
Les différentes visites de musées en tout genre m’ont permis de mieux comprendre, découvrir et apprécier ce monde musical et culturel si différent.

5. Avez-vous eu des rencontres ou des échanges avec des Américains qui vous ont surprise ?
Tous les habitants rencontrés sont très accueillants, toujours avec le sourire !
Que ce soit les gens devant leur maison qui nous faisaient un petit signe de la main en nous voyant passer à moto, ou dans les bars, les restaurants et dans la rue…
Lors d’une messe dans une église, une dame de la paroisse nous a accueillis à bras ouverts. Le pasteur nous a remerciés pendant son sermon d’être venus.
Les chants gospel et les sermons donnaient la chair de poule. Nous avons chanté et donné de nous-mêmes. C’était un moment magique parmi tant d’autres.
Des villes animées, qui sentent la fête et la joie de partager leur musique. Et aussi de superbes rencontres avec des artistes, musiciens et chanteurs.

6. Comment s’est passée l’organisation du groupe, est-ce qu’on se sent prise en charge, libre, ou les deux ?
L’organisation du groupe s’est faite un peu en amont avec un groupe WhatsApp ouvert par l’un des motards.
Nous nous sommes tous très bien entendus et, très vite, des liens se sont tissés. Une complicité entre les femmes s’est installée.
Nous avons voyagé ensemble sur chaque route, mais rien n’était obligatoire : nous étions libres de parcourir seuls ou à plusieurs.
Notre choix s’est finalement fait tout naturellement, sans même nous concerter : rester en groupe ! (Petit groupe de 20 personnes.)
Les novices se sentaient plus en sécurité. Nous formions une grande famille !

7. Le guide a joué quel rôle dans votre expérience du voyage ?
Que dire de notre guide Philippe ? Parfait. Il était là à chaque instant, pour chaque question, à l’écoute, plein de ressources et de connaissances, réactif, d’une grande gentillesse et toujours avec le sourire.
Sans lui, le voyage n’aurait pas été le même, et je pense que le stress aurait pris le dessus.
8. Si vous ne deviez garder qu’une image de ce voyage, laquelle serait-ce ?
Difficile de choisir une seule image :
- les sourires des habitants envers nous ;
- les belles rencontres avec les musiciens et chanteurs ;
- et des tas d’images plein la tête

9. Repartiriez vous en tant que passagère ?
Évidemment que oui, je repartirais en tant que passagère pour d’autres découvertes de ce vaste pays, en long, en large ! C’est un total dépaysement.
C’est très dur de rentrer chez soi et de reprendre sa petite vie, ses activités, après ce genre de voyage…
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