Un voyage frère-sœur, c’était une évidence ?

Eva : Complètement ! Quand l’occasion de fêter les 40 ans de mon grand frère s’est présentée, je n’allais pas rater ça. En voiture, on retrouve aussi quelque chose qu’on n’a pas forcément au quotidien : du temps. Du vrai temps, sans agenda, sans notifications. Juste la route, les paysages qui défilent, et des heures de conversation ou de silence complice quand le décor parle pour nous. On a ri, on s’est perdus, on s’est chamaillés sur le roadbook… et on a pourtant adoré chaque minute. Et franchement, je recommande à tous ceux qui hésitent : partez avec quelqu’un que vous aimez, dans un endroit qui vous dépayse vraiment. Le reste, West Forever s’en occupe.

Fabrice : oui absolument ! c’était un moment privilégié où on a pu se retrouver comme lorsque nous étions plus jeunes et partager une expérience inoubliable marquée par la découverte d’un pays que ni Eva ni moi ne connaissions ; pour cela vous me direz que nous aurions pu partir quelques jours en bord de mer et boire des cocktails en se racontant nos vies mais que voulez-vous ma soeur à chopé le virus West Forever (et nous avons tout de même bu des cocktails).

Pourquoi avoir choisi l’Afrique du Sud et quelle était votre première impression en arrivant ?

Eva : Je m’occupe de la communication de l’agence et notre directeur nous offre la chance de découvrir les circuits que nous vendons pour être vraiment dans le vif du sujet et en devenir les meilleurs ambassadeurs possibles. J’avais déjà fait les États-Unis plusieurs fois, et même si l’Ouest américain reste mon premier amour, l’Afrique du Sud m’attirait pour autre chose : un côté « bout du monde », le dépaysement total… et la conduite à gauche ! (spoiler alert : on s’y fait 😄)
Fabrice : l’Afrique du Sud m’a immédiatement interpellé pour sa faune et la diversité des paysages  ; un véritable régal pour les yeux ! il y a une diversité de paysages incroyables, qui m’ont parfois fait penser à l’Alsace avec des vallons et des vignobles, et à d’autres moments aux plus beaux paysages côtiers avec des falaises où la mer vient se briser dans des paysages très cinématographiques en passant par les paysages désertiques avec des champs entiers à perte de vue de blés dorés sur le chemin de Cap Agulhas (le point le plus au sud du continent !)


Quel a été votre moment favori ?

Eva : Difficile d’en choisir un seul… Il y a eu la surprise organisée pour les 40 ans de mon frère, les deux journées libres à Buffelsdrift, le coucher de soleil à la Vallée de la Désolation… Et puis les hôtels ! Chaque matin on se demandait où West Forever allait nous emmener. Tellement différents, toujours élégants et confortables : une auberge en bord d’océan qui sentait bon la Provence, un ancien manoir de 1860 avec des cottages perchés en haut d’un col, une tente pour se la jouer explorateur safari…
Fabrice : je retiendrai deux moments : les safaris réservés par WEST FOREVER qui permettent de côtoyer des animaux parfois de très près, comme dans les livres d’enfant sauf qu’ils sont à portée de main et bien réels dans toute leur beauté ; on est bringuebalés dans des grandes voitures et on se surprend à jouer les explorateurs pour repérer en premier une girafe (facile), un zèbre, un rhino, etc…  ! Ensuite, lors d’une de nos dernières étapes pour rentrer à CAPE TOWN, nous avons longé la mer dans des dunes de sable avec l’océan à quelques mètres, dans un paysage presque lunaire où tous nos repères étaient brouillés par le sable qui virevoltait, les nuages blancs qu brouillaient l’horizon et le bruit de la mer plus proche de nous que jamais. Et  puis je ne peux pas ne pas mentionner le Cap de Bonne Espérance avec la photo de groupe finale !

Avez-vous une anecdote à raconter ?

Eva : Après un déjeuner plus que copieux, durant un safari, le ranger avait prévu un “goûter”… qui s’est avéré être un véritable buffet. Impossible de refuser, trop irrespectueux. On s’est donc forcés. Autant vous dire que certains se sont abandonnés au sommeil dans le 4×4 pour la suite du safari (coucou Patrick !). Pour nous achever, le ranger sort fièrement une crème jaune : “Sambata !” Je réponds, sincèrement curieuse : “C’est quoi, un fruit local ?” C’était du beurre. Some butter. Depuis, Sambata est devenu notre façon de trinquer…
Fabrice : Oui on a beaucoup (et bien !) mangé. On a aussi bien rigolé ; je retiendrai les illustrations du Road Book d’Erick qui faisaient l’objet de commentaires taquins de notre part à tous au moment du briefing matinal (aux trois arbres à droite, et on attend toujours de voir la baleine souriante…)

Comment vous sentiez vous dans le groupe fait de motards ?

Eva : Il n’y avait pas de clan, nous étions un petit groupe : 3 couples dont un autre en voiture, un solo, mon frère et moi. Bien qu’il y ait un effet convoi, on se perd vite sur la route… n’est-ce pas Loïc ? 😄 Les roadbooks étaient… disons… dépaysants, un peu déstabilisants parfois mais on s’y fait ! L’essentiel c’est d’être bien attentif au briefing du matin. Et franchement, les motards nous ont parfaitement intégrés, ça n’a jamais été un frein. Mon frère et moi on formait un super duo : tantôt pilote, tantôt copilote-guide… avec plus ou moins de succès !
Fabrice : le milieu motard, une vraie découverte pour moi ! j’ai découvert des gens très amicaux, avec toujours le mot pour rire ! on s’est tellement bien entendus qu’on allait souvent ensemble au restaurant même lorsque nous avions des soirées libres ! c’est dire si nous avons sympathisé… même si je ne prévois toujours pas de passer mon permis moto, je dois dire que j’ai découvert un milieu très attachant.

 

Qu’est-ce qu’Erick vous a apporté, et y a-t-il quelque chose qu’il a changé dans votre regard sur ce pays ?

Eva : Erick, c’est le genre de guide qui vous fait aimer un pays encore plus que vous ne l’espériez. L’Afrique du Sud, c’est son pays d’adoption, et ça se sent à chaque instant. Il partage son amour pour cette terre et son histoire si récente avec une authenticité désarmante. J’avais une petite appréhension avant de partir, cette destination peut faire peur de l’extérieur. Mais à aucun moment je ne me suis sentie en insécurité.  Ce qui m’a le plus frappée sur place : les Sud-Africains. Tous souriants, accueillants, chaleureux malgré des conditions de vie parfois difficiles. Une leçon de joie de vivre, vraiment.
Fabrice : c’est un sacré personnage, réellement passionné par son métier ; il nous a renseignés sur l’histoire des peuples d’Afrique du Sud qui est extrêmement complexe, il nous a sensibilisé aux différences sociales et il nous a surtout préparé sur la bonne manière d’aborder une société complètement différente de la nôtre, et de manière plus anecdotique il nous a éclairés sur les subtilités du Code de la route local !

Qu’est-ce qui vous a le plus manqué une fois rentrée ?

Eva : La sensation unique de liberté au cœur d’espaces sauvages, le bonheur d’avoir quelqu’un de plus grand que moi (les girafes, évidemment 🦒), et… le rooibos. Je suis devenue accro et je le vis bien !
Fabrice : l’itinérance : partir chaque jour à la découverte d’autre chose, à l’aventure ; c’est bien simple, rien ne se ressemble ! Cela tranche évidemment beaucoup avec notre train train quotidien.

 


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